Dans un petit village d'Álava, en Espagne, en 1843, un agent de police se rend au fin fond des bois pour enquêter sur un forgeron solitaire dont les activités suscitent des murmures et des soupçons. Ce dernier, vivant en retrait de la société, semble être au centre d'une énigme qui pourrait bien dépasser les limites du réel. L'enquête du policier va le mener à affronter des forces obscures et des légendes locales qui ont façonné la peur et les croyances du village.
Errementari : le Forgeron et le Diable s'inscrit dans le genre du drame, du fantastique et de l'horreur, mêlant une ambiance sombre et mystérieuse à une narration ancrée dans l'époque. Le film explore les tensions entre la raison et la superstition, tout en s'appuyant sur un cadre rural isolé qui renforce l'atmosphère inquiétante. Le ton est sobre, mais chargé de tension, reflétant les angoisses d'une communauté confrontée à l'irrationnel.
Réalisé par Paul Urkijo Alijo, le film met en scène un casting solide, dont Kandido Uranga, Uma Bracaglia, Eneko Sagardoy et Ramon Agirre, qui donnent vie à des personnages marqués par leur environnement et leur histoire. La réalisation s'appuie sur une mise en scène sobre mais efficace, qui accentue l'ambiguïté entre réalité et légende.
Errementari : le Forgeron et le Diable s'inspire de récits folkloriques basques et s'inscrit dans une veine cinématographique qui valorise le récit de l'imaginaire régional. Il s'adresse à un public sensible aux atmosphères sombres et aux récits de folklore, tout en proposant une réflexion sur les rapports entre la foi, la peur et la vérité.
