Dans un Berlin sous l’occupation nazie, Jojo, un jeune garçon allemand solitaire, vit avec une vision du monde façonnée par l’idéologie du IIIe Reich. Son quotidien basculé lorsqu’il découvre, par hasard, que sa mère cache une jeune fille juive dans leur grenier. Confronté à une réalité qui remet en cause ses croyances, Jojo doit naviguer entre son éducation nationaliste et l’humanité qui émerge lentement en lui. Son seul soutien, un ami imaginaire et grotesque, Adolf Hitler, le guide à travers cette quête de compréhension et de maturité.
Le film mêle comédie, drame et récit historique, offrant une approche audacieuse et souvent drôle d’un passé sombre. L’ambiance est tendue, ponctuée de moments absurdes et de silences percutants, reflétant l’angoisse et l’incertitude de l’époque. Le ton oscille entre l’humour noir et la gravité des enjeux, sans jamais perdre de vue l’humanité des personnages.
Réalisé par Taika Waititi, ce film s’appuie sur un casting varié et talentueux, notamment Roman Griffin Davis dans le rôle de Jojo, Scarlett Johansson en tant que mère, et Taika Waititi lui-même dans une interprétation inattendue d’Adolf Hitler. Le mélange de styles et de registres est maîtrisé avec brio, permettant à l’œuvre de s’adresser à un public large, tout en restant fidèle à son contexte historique.
Jojo Rabbit propose une réflexion sur la haine, l’ignorance et l’empathie, en s’inscrivant dans la lignée des films qui revisitent la Seconde Guerre mondiale avec une approche originale. Il s’adresse à un public averti, mais aussi à ceux qui recherchent une histoire à la fois touchante et provocante.
