Dans un Paris occupé par les forces allemandes en 1942, Gilles, un jeune homme arrêté pour déportation, parvient à échapper à la mort en affirmant être persan plutôt que juif. Ce mensonge, prononcé au bord de l’exécution, lui vaut une chance inattendue : le capitaine SS du camp, intéressé par l’apprentissage du farsi, le désigne comme professeur. Plongé dans un jeu périlleux, Gilles invente chaque nuit une langue fictive pour enseigner au capitaine le lendemain, créant ainsi une relation complexe et ambiguë entre les deux hommes.
Ce drame de guerre, ancré dans l’horreur de l’Occupation, explore les limites de la survie et les méandres de la manipulation. Le film alterne tension psychologique et suspense, avec une ambiance pesante et une narration tendue qui reflète l’angoisse de l’époque. Le ton est sobre, mais percutant, mettant en lumière les contradictions et les compromis d’un individu contraint de jouer un rôle pour rester en vie.
Réalisé par Vadim Perelman, le film rassemble un casting solide, notamment Nahuel Pérez Biscayart dans le rôle de Gilles, et Lars Eidinger en tant que capitaine SS. La direction s’appuie sur des scènes intenses et des dialogues subtils pour dépeindre un conflit intérieur et une situation extrême.
Les Leçons persanes s’inscrit dans la lignée des films historiques qui questionnent la mémoire et les choix moraux sous l’Occupation. Il s’adresse à un public sensible aux récits d’histoire, aux enjeux humains et aux récits de résistance discrète.
