Dans une petite ville tranquille, Daniel et Sara, parents d’un jeune garçon de 9 ans nommé Éric, s’installent dans une nouvelle maison. Ils ignorent alors que leur demeure est surnommée « la maison des voix » par les voisins. Éric, sensible et curieux, est le premier à percevoir des bruits étranges provenant des pièces de la maison, des murmures et des sons qui semblent provenir de l’au-delà. Alors que les adultes minimisent ses observations, le garçon se retrouve confronté à une réalité troublante qui pourrait bien mettre en péril sa sécurité et celle de sa famille.
Signé d’Ángel Gómez Hernández, ce film mêle drame, horreur et thriller dans un ton sobre et angoissant. L’ambiance est pesante, imprégnée d’une tension constante qui s’accentue à mesure que les mystères de la maison s’épaississent. Le récit se déroule dans un cadre réaliste, sans effets spectaculaires, mais avec une attention particulière portée aux détails psychologiques et aux relations familiales. Le film explore les limites de la perception et la peur de l’inconnu, tout en laissant planer un doute sur la nature exacte des phénomènes que subit Éric.
Le casting principal, composé de Rodolfo Sancho, Ramón Barea, Nerea Barros, Belén Fabra, Ana Fernández, Lucas Blas, Beatriz Arjona et Javier Botet, apporte une grande densité émotionnelle au récit. Ángel Gómez Hernández, à travers une mise en scène sobre mais efficace, construit une histoire qui tient en haleine sans jamais livrer les réponses attendues.
Le film s’inscrit dans la lignée des thrillers psychologiques et des films d’horreur introspectifs, proches des œuvres de genre qui jouent sur l’angoisse et l’incertitude. Il s’adresse à un public averti, sensible aux nuances narratives et aux ambiances tendues.
