Dans un décor isolé et sinistre, une vieille femme et sa bru vivent dans une hutte perdue au cœur des marais. Leur survie dépend d'une pratique macabre : elles attirent, assassinent et dépossèdent les soldats qui s'aventurent trop près de leur territoire. Ce mode de subsistance, à la fois brutal et nécessaire, les maintient en vie dans un environnement hostile où la nature et l'homme se font dangereusement complices.
Sorti en 1966, Onibaba s'inscrit dans le genre de l'horreur japonaise traditionnelle, mêlant superstition, folklore et terreur primitive. Le film évoque une époque où les frontières entre le monde des vivants et celui des esprits sont ténues, et où les forces surnaturelles peuvent se manifester à travers des figures terrifiantes. L'ambiance est lourde, oppressante, et le ton se veut inquiétant, reflétant une réalité brutale et sans mélodrame.
Réalisé par Kaneto Shindō, Onibaba met en scène un casting principal composé de Nobuko Otowa, Jitsuko Yoshimura et Kei Satō, dont les performances apportent une intensité émotionnelle et une gravité nécessaire à l'histoire. Le réalisateur, connu pour son approche réaliste et souvent sombre, explore ici les limites de la survie humaine dans un environnement hostile.
Ce film, proche des classiques du cinéma d'horreur japonais, s'adresse à un public sensible aux atmosphères pesantes et aux récits de survie à la frontière du réel et du surnaturel.
