Dans un contexte électoral tendu, l'Amérique suit avec attention la campagne de Raymond Shaw, un jeune et brillant candidat à la présidence. Ancien soldat décoré de la Guerre du Golfe, Shaw est célébré pour avoir sauvé sa patrouille, mais son supérieur, le major Bennett Marco, nourrit des doutes sur la véracité de cet acte héroïque. Plongé dans des rêves récurrents où il assiste à des scènes de torture et de meurtre impliquant Shaw, Marco cherche à comprendre la nature de ces visions. Après avoir découvert qu'un ancien camarade partage les mêmes cauchemars, il tente de faire entendre raison à ses supérieurs, sans succès. Dans un climat de suspicion et de secrets, Marco décide de contacter Shaw lui-même pour élucider l'origine de ces visions troublantes.
Dans un cadre politique et militaire chargé de tension, le film explore les thèmes du contrôle mental, de la manipulation et des conséquences d'une guerre sur l'esprit des soldats. Le ton est sombre et angoissant, marqué par une narration qui alterne entre réalité et hallucination, laissant le spectateur dans l'incertitude. L'œuvre, située dans les années 1960, s'inscrit dans le genre du thriller psychologique, mêlant suspense et éléments de mystère.
Réalisé par Jonathan Demme, le film s'appuie sur un casting prestigieux, avec Denzel Washington dans le rôle du major Marco, Meryl Streep en tant que mère de Shaw, et Liev Schreiber dans le rôle du candidat lui-même. La mise en scène et l'interprétation des acteurs contribuent à l'atmosphère oppressante et inquiétante du récit.
Un crime dans la tête s'inscrit dans la lignée des thrillers politiques et psychologiques, rappelant les œuvres de la même veine, comme les adaptations antérieures du même scénario. Il s'adresse à un public sensible aux enjeux politiques, aux intrigues complexes et aux récits de manipulation mentale.
