En 1993, Alejandro Jodorowsky signe Santa Sangre, un film qui plonge dans les abysses d'une famille déchirée par des tragédies successives. L'intrigue suit Fenix, un jeune mime mexicain qui, après un drame familial, est interné dans un hôpital psychiatrique. Huit ans plus tard, il retrouve sa mère, et ensemble, ils errent dans les rues de Mexico, tentant de survivre tout en continuant à jouer des pantomimes. Leur vie quotidienne devient une extension de leur spectacle, plongeant Fenix dans une spirale de souffrance et de désespoir.
Classé dans les genres du drame, de l'horreur et du thriller, Santa Sangre se déroule dans un contexte sombre et troublant, mêlant l'absurde du cirque à la violence de la réalité. Le ton est pesant, l'ambiance oppressante, et l'époque, marquée par une certaine décadence, renforce l'atmosphère inquiétante du film. La narration s'inscrit dans une tradition de cinéma expérimental, où le réel et le symbolique se confondent.
Réalisé par Alejandro Jodorowsky, ce film est un projet personnel et audacieux, marqué par une mise en scène intense et des performances troublantes. Le casting principal, composé d'acteurs proches du réalisateur, comme Axel Jodorowsky et Blanca Guerra, apporte une dimension intime et troublante à l'histoire. La présence de figures comme Guy Stockwell et Thelma Tixou enrichit le tissu narratif.
Santa Sangre s'inscrit dans la lignée des films de l'horreur psychologique et des récits familiaux déchirés, proche des œuvres de David Cronenberg ou de Luis Buñuel. Il s'adresse à un public averti, cherchant des récits profonds et perturbateurs, où le cinéma devient une exploration de l'âme humaine.
